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Comment ... - ... reconnaître en enfant précoce ?

Les enfants précoces à l'école




Mise en garde : cet article n'a pas vocation à être un succédané de formation sur les enfants précoces. Il s'inspire d'un vécu, d'une expérience, et de nombreuses lectures sur ce type d'enfants. Il provient aussi du constat d'un manque (voire d'une absence totale) de formation en IUFM sur ce type de public, alors que beaucoup de temps est consacré aux enfants en difficultés.


L'objectif de cet article est de donner aux enseignants du primaire un minimum de savoirs pour ne pas laisser un enfant précoce sans reconnaissance. Pour beaucoup plus d'informations, merci de consulter les liens insérés dans le texte.


_______________________________


Un enfant précoce, ça peut être quelqu'un comme vous et moi. Ca ne se voit pas du premier coup d'œil. Cependant, certains signaux peuvent mettre les enseignants en alerte, comme les parents. Une fois qu'on sait si un enfant est précoce, il convient alors d'agir avec discernement, afin de ne pas gâcher ce potentiel parfois déroutant.

Jean-Charles TERRASSIER, en préface de l'ouvrage d'Arielle ADDA (voir plus bas) attire notre attention :
« Un jour peut-être les officiels de la psychologie oseront s'apercevoir que l'existence des enfants doués pose autant de questions en matière d'éducation que celle des enfants en retard. »


« Plusieurs ouvrages traitant des enfants précoces ont été publiés récemment. Les informations qu'ils apportent doivent permettre de trouver une juste mesure entre le défaut de reconnaissance, qui a longtemps prévalu, et les risques actuels de diagnostics à l'excès, en relation avec une augmentation des demandes parentales, dues à la médiatisation du sujet. »


Dr Béatrice VUAILLE « Le quotidien du médecin » - 19/04/2004



Qu'est-ce qu'un enfant précoce ?


C'est un enfant dont l'âge mental est « en avance », ou très supérieur à celui des enfants de son âge. Attention, le terme d'avance est en réalité inapproprié, car il sous-entend que cette avance pourrait se perdre, et que les autres enfants pourraient rattraper cet écart, or il n'en est rien. Cette douance demeure à l'âge adulte.
Et elle se mesure par des tests.


Le psychologue utilise pour cela différents types de tests, selon son expérience ou selon qu'il le juge ou non adapté à l'enfant. Ce psychologue doit être conseillé par l'une des principales associations reconnues par le Ministère de l'Education Nationale pour que son diagnostic soit acceptable dans un dossier scolaire, notamment en vue d'une demande de saut de classe.



Les deux principales associations :

AFEP http://www.afep.asso.fr/

ANIEP http://www.anpeip.org/



Lu sur le site de l'AFEP : « Plus d'une centaine de psychologues sur toute la France travaillent en relation avec l'AFEP, pour faire passer des tests de QI aux enfants, et se sont engagés à communiquer le résultat chiffré et commenté aux parents. Ces résultats permettent entre autre, d'étayer une démarche administrative de saut de classe et, à la commission de fin de cycle de se prononcer. »

On considère souvent que les tests de Wechsler (WIPPSI pour les enfants d'âge préscolaire, WISC pour les enfants et adolescents, WAIS pour les adultes) sont les plus fiables, même s'il en existe plusieurs autres (Binet-Simon, Catell, ou encore K.ABC etc…). Seul le résultat et son commentaire peuvent permettre de déclarer un enfant précoce (on dit aussi enfant intellectuellement précoce ou EIP, enfant doué ou surdoué, enfant à haut potentiel ou EHP,…).

 

Voir FAQ du QI : http://gappesm.net/FAQ/QI.htm



Comment le reconnaître ?



Cela commence souvent par un « soupçon » : l'enfant parle très tôt (dès un an, il fait des phrases élaborées), ou au contraire, ne parle presque pas, mais sait lire très tôt (dès trois ans et demi, quatre ans), et souvent, se passionne alors souvent pour la lecture d'encyclopédies. On remarque alors très vite une mémoire tout à fait hors du commun.


Ou encore, il ne se passe rien de spécial dans le développement de cet enfant, mais, à l'école maternelle, bien que tout semble aller normalement, il est turbulent, s'énerve facilement, voire se met dans des colères inexpliquées. Certains exercices sont réussis du premier coup là où les autres enfants peinent, et inversement, cet enfant ne veut même pas essayer des exercices « faciles ». Son geste graphique est souvent très maladroit. Ses lettres sont très saccadées, son écriture, plus tard, semble sale. Sur le plan affectif, il est très « bébé », semble accroché à sa mère même tardivement.


Si rien n'a été détecté chez cet enfant, en primaire, son degré de turbulence s'accentue. Il devient agressif ou alors il est distrait, ou encore, il s'évade dans une rêverie permanente. Il ou elle a peu d'amis, ou préfère souvent la compagnie de personnes adultes. En mathématiques, il résout des problèmes avec facilité, et pourtant, ne sait pas expliquer son raisonnement.

Sa mémoire est, là aussi, souvent au rendez-vous : ses connaissances agacent ses camarades, qui le traitent d'intello et le stigmatisent car il est souvent maladroit physiquement.

Ce sont plus souvent des garçons dont le comportement alerte. Les filles, qui comptent autant de précoces en proportion que les garçons, développent d'autres stratégies pour se fondre dans la masse, et passent le plus souvent « inaperçues » (en termes de précocité). En tant qu'enseignant, on les considère comme de bonnes élèves, ou ayant des facilités pour travailler : leur sensibilité est plus polymorphe, et elles sont, en apparence, moins facilement perturbées par leurs affects que les garçons. Il est d'autant plus difficile de les détecter.



Comment cela s'explique-t-il ?


Tout d'abord, il faut considérer l'âge réel de l'enfant. Ses besoins physiologiques et affectifs seront toujours ceux d'un enfant de son âge. Son développement physique aussi. Il faut toujours garder cela présent à l'esprit.


Ensuite, il faut imaginer que dans sa tête, cet enfant a le cerveau d'un enfant de 2, 3 ou 4 ans de plus ! Et que son cerveau donne à son corps des « ordres » que son corps n'est pas toujours en mesure de réaliser.


Exemple : l'écriture. C'est un geste qui demande beaucoup de temps et d'entraînement pour devenir fluide. Le cerveau de l'enfant doué va à une vitesse que son bras et sa main ne seront pas capables de suivre avant plusieurs années parfois. Aussi, soit l'enfant refuse d'écrire car il se rend très bien compte de ce décalage, soit son écriture va rester à un stade très décevant, chaotique, maladroite, irrégulière. Cela se vérifie dans la vie quotidienne également : ces enfants sont maladroits dans les gestes de tous les jours (mettre le couvert, faire du vélo…) : le réel est une épreuve pour eux. Jean-Charles TERRASSIER a décrit cela comme la « dyssynchronie ».


Malheureusement, cela peut s'aggraver, car l'EIP a une très grande conscience de ce qu'il est capable de faire et de ce que les autres font, que lui n'arrive pas à réaliser. Il peut alors choisir de se dérober à la réalité, et se réfugier dans ses pensées : c'est plus calme, on ne se moque pas de lui, il est libre d'imaginer ce qui lui plait sans contraintes matérielles insurmontables. Sa sensibilité le mène souvent à l'anxiété.

 
Lire le livre d'Arielle ADDA « le livre de l'enfant doué » ed SOLAR, Paris 1999.
http://www.douance.org/addalivre.htm
Un article d'Arielle ADDA :

 http://www.magicmaman.com/article.asp?rubr...&gnrID=7463

Parfois à l'extrême, on le classe comme hyperactif : son besoin en « nourriture intellectuelle » ne peut être satisfait à l'école, et il se défoule de ce manque par les moyens qu'il a…

Pour citer le Docteur Christian PEYRAT, lors du Colloque AFEP du 21 JANVIER 2005, Palais du Luxembourg, sur le rôle du médecin traitant de l'enfant sûrement doué, « la forme d'apprentissage convenant aux sujets dits normaux (à l'école), peut produire, chez les enfants possédant un haut QI, une baisse des performances et un désinvestissement, ainsi que des perturbations comportementales ».


Quels signes doivent vous alerter en tant qu'enseignant ?


A garder à l'esprit à chaque rentrée : statistiquement, on compte 5% de personnes dans une classe d'âge dont le QI est supérieur à 130 (échelle Wechsler). Donc, dans une classe d'école, cela représente en moyenne 1 à 2 élèves par année… chaque année ! Voir courbe de distribution des QI

http://www.douance.org/img/bellcurve.gif

En maternelle, ce sont les cas d'enfants turbulents, ou refusant le travail en argumentant (eh oui, déjà !) qui doivent vous alerter. Attention, la réciproque n'est pas vraie: un enfant turbulent et qui refuse le travail n'est pas forcément un enfant précoce. Les enfants pré lecteurs sont parfois des enfants précoces, mais attention là aussi à la réciproque qui n'est pas vraie. Méfiance aussi : certains parents « poussent » leur enfant à l'aide d'ouvrages parascolaires. (Cela n'est pas une critique, mais simplement un constat : nombreux sont les parents qui « investissent » sur leurs enfants, par le biais de méthodes d'apprentissage précoce de la lecture, alors que leur enfant n'est pas précoce… Faire la part des choses en tant qu'enseignant n'est pas chose facile : encore une fois, seuls les tests de QI permettent d'affirmer s'il y a ou non douance).


En élémentaire, il est fréquent que ces enfants soient déjà lecteurs. Souvent, ils argumentent à tout bout de champ, l'autorité de l'adulte ne leur semble pas naturelle : on voit en eux des parleurs rebelles. Par contre, leur rapidité de compréhension et d'apprentissage sont en réel décalage avec celles des autres enfants. En revanche, là où les autres enfants apprécient une certaine routine, les répétitions lassent les enfants précoces. Il leur faut toujours du neuf, et si possible à un rythme rapide.


Doivent aussi alerter, comme avec n'importe quel enfant, la chute imprévue des résultats ou les variations brutales de comportement, tout comme les symptômes de dépression. La dépression peut en effet survenir chez un enfant doué, car s'il n'est pas détecté, pas reconnu, il peut tout simplement croire que sa différence est une tare, que son mal-être le suivra toute sa vie.


Au collège, malheureusement, c'est l'échec scolaire de leur enfant qui amène les parents à consulter. Le Dr Christian Peyrat (voir plus haut) indique :


« L'échec scolaire ne doit pas être considéré en lui-même mais comme signal d'alarme et demande d'assistance. Le pourcentage de risques d'échec scolaire chez les enfants précoces estimé par l'AFEP sur une cohorte de plus de 300 enfants, est de 30% en fin de 3ème. Ils n'obtiendront pas leur baccalauréat, alors que tous étaient nécessairement capables d'effectuer des études supérieures. »

 

Que faire avec cet enfant ? Comment tirer parti de son potentiel ?


La première chose est bien entendu d'en parler avec les parents. Leur conseiller de faire faire un test de QI est une des premières choses à faire, car c'est sur cette base que l'on pourra déterminer si oui ou non cet enfant est précoce.


Ensuite, souvent, le saut de classe est à étudier de façon systématique. Les positions en la matière sont très partagées : pour ou contre, tous les arguments existent et se valent. Il est quand même préférable de le préconiser dans une majorité de cas d'EIP, car leur ennui en classe est pire que tout. Par contre, si l'on a la chance d'habiter près d'établissements comportant une classe ou un cycle pour enfants précoces, il convient d'inviter les parents à prendre RV. Ces établissements ont mis en place des programmes dont la durée est raccourcie par rapport à l'école ou au collège, et qui doivent permettre à l'enfant précoce de s'épanouir sans s'ennuyer, et surtout d'être confronté à des pairs. Car ce qui est le plus vecteur de souffrance pour un enfant précoce, c'est le manque de reconnaissance, l'isolement que sa douance lui confère, le perpétuel décalage avec la réalité.


Dans une école normale, le saut de classe est toujours à envisager avec prudence : pour les enfants à très haut potentiel (QI au-delà de 150 avec un test WISC), les psychologues tels Arielle ADDA ou Sophie COTE, suggèrent d'aller jusqu'à 2 sauts de classe au primaire. Mais une croyance fait souvent dire aux enseignants que ces enfants manquent de maturité : attention, il s'agit là d'un
« argument subjectif et irrecevable en conseil de cycle » (voir livre de Sophie COTE : « Doué, surdoué, précoce, l'enfant prometteur et l'école » chez Albin Michel, 2002, p.41). Et un EIP n'est pas toujours premier de sa classe… Etant doués dans de très nombreux domaines, ces enfants sont également dotés d'une véritable hypersensibilité, notamment un sens très aigu de la justice (ou de l'injustice), mais aussi un sens critique particulièrement développé. Or qui dit sens critique, dit aussi autocritique, perfectionnisme, et qui dit perfectionnisme dit lenteur chez un EIP…

 

Dans tous les cas, il est important de reconnaître l'EIP comme tel, et de tout tenter pour lui offrir, à lui comme à n'importe quel enfant, un cadre de travail qui favorise son épanouissement. Arielle ADDA écrit : « Pour beaucoup d'entre eux, la reconnaissance a une valeur thérapeutique, leur permettant de donner un sens à leur vécu ».


Enfin, le MEN parle, de même que des contrats de réussite éducative, des aménagements dont peuvent bénéficier les EIP.

 Voir : http://www.afep.asso.fr/texte%20ministeriels.html).


En aucun cas, il ne faut croire que parce qu'ils sont doués ou surdoués les EIP se débrouilleront tout seuls mieux que les autres, au contraire.


En classe, au Cycle 3 et parfois dès le Cycle 2, il vaut mieux ne pas chercher à coincer ces enfants (exemple véridique : avec des questions du niveau du Bac…). Tout doit être mis en œuvre pour assurer leur confiance en eux, car c'est sans doute ce dont ils manquent le plus. Leur mode de raisonnement est différent (Dr VUAILLE :
« Des études ont mis en évidence certaines spécificités du fonctionnement cérébral des enfants précoces ; pour réaliser un exercice, par exemple, ils sollicitent une part réduite de leur cerveau et l'activent moins. Ils fonctionnent plus volontiers de manière globale, inductive, en s'appuyant sur l'intuition et l'appréhension par images, plutôt qu'en travaillant par déduction sur le mode séquentiel.») Tout doit donc être fait pour les aider à expliciter au maximum leur démarche, leur raisonnement.

Enfin, si le saut de classe n'est pas envisagé, ou s'avère impossible, dans l'école où il se trouve, laisser à l'EIP le droit de lire en classe dès qu'il a terminé, préparer un exposé sur le sujet qui lui tient à cœur en ce moment (sachant que ce thème aura certainement changé la semaine ou le mois suivant), lui proposer de vous aider à la mise en place du B2i, d'être le tuteur d'autres enfants : il doit se sentir valorisé, rassuré sur ses capacités, et en aucun cas « enfoncé », ridiculisé, ou pire, ignoré.

____________________________

En conclusion :


Les EIP ne sont pas des bêtes de spectacle, ce ne sont pas non plus des mythes. Ce sont des enfants doués « dans toutes les directions », et leurs besoins affectifs, comme leur dyssynchronie, les rendent particulièrement vulnérables.


Ce qu'il est important de retenir : un enfant précoce non détecté court, dans la majorité des cas, à l'échec scolaire au collège. Il risque de se retrouver orienté dans des filières technologiques totalement inappropriées à ses capacités intellectuelles.

Enfin, je demande pardon aux parents d'enfants précoces qui trouveraient que cet article est réducteur et/ou incomplet : il l'est, forcément, mais avec l'intention de donner un vernis minimal aux enseignants qui n'ont pas eu la chance d'être formés à reconnaître ces enfants.

 

 

 

 

Ecrit en octobre 2006 par Marie-Hélène BEAUCHENE, professeur des écoles.

 


Date de création : 12.03.2008 14:43
Dernière modification : 17.05.2008 22:00
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Réactions à cet article


Réaction n°2 

par POPO le 05.06.2009 19:07

Bonsoir,

je suis enseignante dans le premier degré et je suis scandalisée de voir que des collègues prennent à la légère les besoins réels de votre enfant (scolaires, affectifs...). Mon enfant ayant fait un passage anticipé (saut de la grande section en CE1) a été pris en charge par le psychologue scolaire,le RASED (pour les évaluations de compétences et acquis : pour certains domaines, il avait un niveau de fin CE1), par l'équipe enseignante de la maternelle et de l'élémentaire et par nous parents pour que tout "se passe bien". Un contrat  a même été établi entre les 2 écoles et mon enfant qui stipulait que s'il ne s'adaptait pas (5 ans à la rentrée de CE1), il pouvait toujours réintégrer son ancien niveau. Aujourd'hui, il fait parti de la tête de classe.

Il est vrai que beaucoup d'entre nous ne savent pas comment "agir" et "réagir" face à ces enfants qui semblent "hors normes" parce que nous ne sommes pas formés pour les reconnaître et pour faire en sorte qu'ils ne s'ennuient pas.

Surtout ne baissez pas les bras, insistez auprès de son école pour lui faire sauter une classe, alertez l'Inspection académique en prenant appui sur les évaluations des ses compétences et acquis réels (réalisés par les membre du RASED).
Bon courage à vous et à votre enfant.


Réaction n°1 

par Isa le 20.05.2009 15:10

bonjour,

notre fille a été "testée" par le psy scolaire dès la petite section et les résultats étaient sans équivoque : capacités d'un enfant de 7 ans 1/2 et QI 135 (alors qu'elle n'avait que 4 ans). suite à ce test il a été convenu avec le psy qu'un passage en gde section serait le mieux. au mois de mai de sa pte section, en arrivant un lundi matin, nous avons était refoulées de la classe de pte section : "à partir d'aujourd'hui, elle ira chez les moyens." Ni nous ni notre fille n'avait était prévenu, pas le temps de dire aurevoir aux copines, à la mîtresse, l'ATSEM... bonjour la nouvelle classe. La nouvelle maîtresse a fait valoir en fin d'année que notre fille ne s'était pas adapté à la classe (même si elle admettait que pour les activités elle n'a jamais eu de difficultés ou alors la lenteur...). parachutée dans une nouvelle classe où les groupes de copains étaient déjà faits, au mois de mai qui est un vrai gruyère, les "instit" nous ont un peu pris de haut malgré les remarques du psy présent lors de la réunion-bilan. notre fille a très mal vécu cette expérience et a peur de se retrouvée à nouveau "à part" vis à vis des autres. Résultat : elle est actuellement (re)en moyenne section (depuis sept k ) et s'ennuie en classe, refuse d'aller à l'école, nous dit qu'ils y font tout le temps la même chose. nous n'osons pas retourner voir l'école car nous savons qu'il n'en ont rien à faire... quels recours avons nous? comment pouvons nous aider notre fille?

merci

Isa


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