Que penser d'un statut de directeur ? Personnellement, l'idée de son instauration ne me satisfait pas :
1 ) La majorité des collègues espère avec raison un statut non hiérarchique. Or, ce statut "non hiérarchique" est considéré pour l'instant par le Ministère comme un non sens total, impossible même à imaginer... Deux logiques s'opposent : une qui imagine la possibilité de catalyser les forces d'équipes pédagogiques diversifiées, l'autre qui pense qu'un projet d'équipe n'aboutit qu'avec un directeur hiérarchiquement imposant... Je suis plutôt de la première école, quitte à ce que les difficultés prennent le pas sur la réussite : ajouter un échelon hiérarchique ne me paraît que multiplier les obstacles à l'instauration d'un climat d'équipe efficace et serein... 2) Le fait que le directeur ait toujours un pied en classe m'apparaît d'une utilité d'autant plus importante aujourd'hui, quand on remarque à quelle vitesse on déconnecte du "terrain" de la classe, quand on n'y exerce plus... Ne multiplions pas les catégories de personnels, notre profession est déjà si divisée ! 3) Je ne cours pas après une "reconnaissance", mais après du temps pour faire un travail utile et efficace. Militons effectivement pour une demi décharge pour tout le monde, pour une recherche de l'AMELIORATION DU TRAVAIL D'EQUIPE, mais pas pour la "collégialisation" de l'école primaire : ce qui nous fait peiner et qu'il faut éliminer ( plutôt que de chercher à trouver du temps pour l'effectuer ) c'est tout le travail administratif accumulé qui ne nous semble pas aider le quotidien ni les enfants, ET QUI SE MULTIPLIE, et gagnerait du temps précieux en étant supprimé, ou mieux organisé au niveau des inspections, académique notamment... 4) Ce qu'il nous manque, à la direction des écoles, par rapport aux principaux de collège, ce n'est ni leur autorité ( elle ne leur permet apparemment pas plus que nous d'organiser des choses constructives et de créer des "équipes" efficaces ), ni leur mobilité, liée à leur plan de carrière ( l'ambition ne me paraît jamais bonne conseillère pour bâtir des projets collectifs...), ni leur salaire ( reconnaissons que la revalorisation financière des salaires des directeurs et directrices, depuis quelques années, est notable !) mais plutôt leur secrétariat... Celles et ceux qui ont bénéficié d'un ou d'une EVS efficace et diplômée, ont certainement vu la différence ... Il est cependant bien évident que le problème n'est pas aussi simple qu'il n'y paraît : j'instruis " à charge", et seul pour l'instant, ce qui est agréable, mais ne facilite pas la recherche de solutions consensuelles : quelqu'un pourrait il prendre le relais et donner son avis sur la question, afin d'avancer une discussion qui ne peut que gagner à multiplier les échanges ?
Bon courage à vous toutes et tous, en attendant ! Rémi
Réponse n° 1 -------- le 06.01.2010 10:21 par Sevy28
visiteur
Voici ce qu j'ai à répondre. Je suis chargée d'école, et j'étais directrice 2 classes l'an dernier. La demi-décharge, il ne faut pas rêver, on ne l'aura pas dans nos petites écoles, pourtant le travail, on l'a : le courrier, les représentants, l'administratif, et tout ça se fait sur notre temps perso. Un statut hiérarchique, je ne suis pas totalement contre, et je m'explique : pourquoi le directeur est responsable de la bêtise d'un collègue, si on ne peut rien interdire au collègue ? Je ne sais pas si je suis claire. S'il n'y a pas de statut hiérarchique, alors il faut arrêter de s'en prendre au directeur quand ce n'est pas lui qui est en faute.
Réponse n° 2 -------- le 06.01.2010 11:46 par Eva
Je ne suis pas favorable à un statut "hiérarchique" car je n'ai pas l'intention de me substituer à mon IEN en venant inspecter mes collègues et les noter. Mais entre les deux on doit pouvoir trouver une formule. Il nous faut un statut ! Mais lequel ? Certes nos tâches administratives se sont alourdies et l'aide des EVS (quand ces personnes sont efficaces) est aujourd'hui quasi-indispensable. La 1/2 décharge pour tous, peut-être pas. Mais une décharge pour tous, oui ! Je ne tiens pas non plus à être totalement déchargée. J'ai plaisir à enseigner dans ma classe et je veux garder ce contact avec les élèves. J'ai 5 classes et une EVS. J'arrive à m'en sortir avec mon 1/4 de décharge. Pour le reste, ce n'est pas tant la paperasse, ce sont surtout les responsabilités qui pèsent. C'est là qu'un statut de directeur a tout son sens. Et les compensations financières parlons-en... On n'a jamais vu autant de directeurs abandonner la direction au profit d'un poste de remplaçant (leurs indemnités sont plus intéressantes). Un collègue disait : dans quel corps de métier avez-vous vu le patron préférer un boulot d'intérimaire ?
Réponse n° 3 -------- le 06.01.2010 14:53 par fabrice
visiteur
En quoi le statut te protègerait ? Actuellement, tu as tout loisir de refuser de signer une sortie qui te paraît "dangereuse", si tu n'as rien signé et que le collègue fait une "connerie" tout seul, tu n'es pas tenue responsable au niveau du pénal, quant à l'administratif tu n'auras pas plus de remontée de bretelles qu'un principal de collège.
Maintenant statut, veut dire, regroupement d'écoles dans les EPEP (ou autre sigle) grosso modo 4 directions sur 5 disparaissent dont toutes les directions de maternelles puisque primairisation des écles (maternelle+élémentaire).
La spécifité de la maternelle n'existe plus. Le statut te donnera paut-être (rien n'est dit dans les projets d'EPEP) quelques subsides. Tu n'auras plus aucun impact pédagogique auprès de tes collègues : "regarde, je fais ça et ça porte ses fruits..." tu ne seras plus qu'une courroie de transmission du ministère en passant par les communautés l'école via tes collègues.
Autre vision du métier. Chacun fait son choix.
Réponse n° 4 -------- le 06.01.2010 15:39 par tioneb
Quelques remarques suite à cette ouverture de discussion: tu dis :"ce statut "non hiérarchique" est considéré pour l'instant par le Ministère comme un non sens total, impossible même à imaginer." J'aimerais connaitre ta source sur ce sujet au ministère car dans l'éducation national, de nombreux personnels ont des statuts différents des autres et non hiérarchiques. Exemple simple, les prof d'EPS.
2ème remarque : le statut que nous sommes nombreux à réclamer en terme de reconnaissance permettrait d'avoir une définition claire de notre fonction, de ce qu'il nous revient de faire ou pas dans ce cadre. Par cet aspect, il se rapprocherait des principaux de collèges, certes, mais ce serait quelque chose de bien plus essentiel que d'avoir une secrétaire.
3ème remarque : Beaucoup de directeurs placent leurs soucis bien ailleurs que sur le plan de la hiérarchie / non hiérarchie mais plutôt sur le plan de la responsabilité. Cette responsabilité indispensable dans le cadre des relations avec tous les partenaires et vis à vis de la sécurité et de la règlementation ne peut se définir que dans un statut.
On entend souvent dire : il n'y a pas de pilote. Effectivement, mais avec plusieurs cas de figure : - tout le monde touche un peu à toutes les manettes (le fameux conseil des maitres souverain!!) -ou alors personne ne touche à rien (dirlo faisant fonction et expédiant les affaires courantes) - un malheureux(se) directeur(trice) essaye de faire ce qu'il peut mais beaucoup de manettes sont verrouillées. Dans tous les cas, le mur se rapproche à grande vitesse !!!!
Réponse n° 5 -------- le 06.01.2010 20:06 par Sammy
visiteur
En attendant, on attend toujours.
Le travail se multiplie de manière exponentiel. Les responsabilité itou, y compris quand c'est un collègue qui fait une erreur car il sera reproché au directeur de n'avoir pas "assurer le bon fonctionnement de l'école".
PDVSPDV: Pas De Vagues, Surtout Pas de Vagues. Et comme le directeur, sans statut, n'a qu'une fonction qui lui a été attribuée, l'I.A. via l'I.E.N. peut lui retirer cette fonction sans avoir à se justifier.
C'est ainsi que chaque année des directeurs sont sacrifiés car ils sont les seuls à pouvoir être débarqués.
Par ailleurs, en cas de conflit avec un enseignant qui ne fait pas son travail correctement, là encore PDVSPDV. Le directeur n'a aucun moyen pour remettre les choses en ordre et s'il informe l'IEN cela finit malheureusement souvent par un lachage du dit directeur.
Un statut avec un pouvoir hiérarchique ? Faux problème, mais pourquoi pas ! De toute façon, il ne se limitera (comme les IEN et les principaux) qu'à la délivrance d'une note qui ne sert pas à grand chose.
La disparition de la maternelle ? Là aussi, faux problème car de nombreuses écoles ont déjà vu fusionner la maternelle et l'élémentaire. Et pas plus que l'élémentaire n'est dissoute dans la maternelle, la maternelle n'est pas dissoute dans l'élémentaire. Souvent au contraire, un enrichissement global se fait par un échange des pratiques et par une meilleure liaison des équipes.
La création d'usine pédagogique ? Là, le problème est plus réel. Pour l'instant, les écoles EPEP sont celles à 15 classes (en ville). Le but serait de descendre aux alentours de 7 classes (en campagne) .
Alors oui au statut definissant les responsabilites et les devoirs du directeurs, mais aussi ses droits et ses conditions de travail et de remuneration. Peut etre alors 5000 directions d ecole ne resteront pas vacantes chaque annee scolaire.
Réponse n° 6 -------- le 06.01.2010 21:12 par sganarelle
visiteur
Il est curieux que dès lors que l'on prononce le mot "statut" pour les directeurs d'école, le mot "hiérarchie" parvienne immédiatement aux lèvres ou aux claviers d'autres personnes ! Il n'en est pas de même lorsque les psychologues scolaires par exemple l'ont fait ! Passons ! Un statut met en correspondance un travail effectué avec celui ou celle qui l'effectue : - il pose le cadre légal des responsabilités et avec les années celles-ci se sont multipliées (SMA, aide personnalisée, gestion des équipes pédagogiques de plus en plus pointues, etc...) ; - il permet de sortir du flou dans lequel les directrices et directeurs exercent actuellement leur fonction, flou qui pointe son nez bien souvent dans la gestion de certaines de ces responsabilités (temps scolaire / temps-périscolaire ; accompagnement éducatif, etc...) ; - il permet "tout simplement" de considérer que dans l'enseignement primaire, des personnes n'exercent pas le même métier que les autres : c'est d'ailleurs très évident pour beaucoup de nos partenaires institutionnels qui s'en étonnent bien souvent (contacts dans les communes et parfois certains IEN)
Bref ! on se demande bien encore pourquoi le statut pour les directrices et directeurs d'école, si évident pour beaucoup, ne l'est pas encore au sein même de l'E. N...
Réponse n° 7 -------- le 06.01.2010 21:29 par greg
visiteur
Bonsoir,
Pour ma part, je considère que la situation actuelle ne peut plus durer. Il est impensable de ne pas considérer le métier de directeur d'école comme un métier à part entière. Actuellement, il n'existe que des "chargés de diection". Peu d'entre ceux qui postent ici semblent connaître l'étendue des responsabilités des directeurs d'école. Une reconnaissance statutaire aurait déjà le mérite de faire exister le métier.
Pour quelles raisons s'y opposer ? Pare qu'il deviendrait hiérarchique ? Qui pense ici qu'il vaut mieux être évalué par un inspecteur absent et qui ne vous connaît pas que par une personne qui travaille à vos côtés.
Crier aux loups ne fait pas avancer le débat. Qui peut me citer une autre école (à part l'école primaire) qui fonctionne sans un directeur, un principal, un proviseur statutairement présent ? Nos collègues du secondaire et du privé sont donc si malheureux ?
Il n'existe qu'un danger : c'est qu'à refuser d'étudier l'idée de statut, il se fera sans nous, sans qu'on ait pu participer à sa mise en place. Il sera alors réservé à des administratifs sans vergogne méconnaissant la place de l'école et son rôle (cf le cas de la Suisse). Alors, chers amis, étudions, proposons, influons mais ne refusons pas ce débat pour un statut absolument nécessaire pour l'ensemble des directeurs ET pour l'ensemble de leurs collègues adjoints.
Réponse n° 8 -------- le 06.01.2010 22:00 par bricolo
visiteur
"La majorité des collègues espère avec raison un statut non hiérarchique."
Je fais partie de ceux qui pensent effectivement qu'un statut clair de la fonction de directeur est devenu indispensable. Ce statut doit expliciter clairement responsabilités, devoirs et droits du directeur. Je pense que la collégialité est certainement une bonne chose mas je constate que peu de collègues la réclament et je l'ai très rarement vue fonctionner. Quand un problème majeur survient, le responsable, même en cas de travail collégial, reste le directeur désigné et par expérience, personne ne souhaite, et ne prend sa place dans ces moments difficiles....
Bien des directeurs d'école travaillent avec des effectifs proches de ceux de petits collèges alors qu'ils n'ont pas, et loin s'en faut, les mêmes garanties que les principaux de collèges...Je ne m'étends pas sur l'ampleur des différences...
Je fais partie de ceux qui osent dire que la formation et les perspectives d'évolution de carrière des enseignants du premier degré, les directeurs aussi donc, est loin d'être à la hauteur de ce qui est offert par ailleurs pour les collègues du second degré alors même que le niveau de recrutement et de formation tend à être identique. Le service assuré en termes d'horaires est même beaucoup plus lourd. Je réclame donc un statut qui n'a pas besoin d'être hiérarchique contrairement à la demande du Ministère qui pense lui bien avant tout à mettre en place les EPEP....ou à les relooker...On peut tout à fait dissocier les deux...
Enfin, je ne souscris pas au fait que "Deux logiques s'opposent : une qui imagine la possibilité de catalyser
les forces d'équipes pédagogiques diversifiées, l'autre qui pense qu'un
projet d'équipe n'aboutit qu'avec un directeur hiérarchiquement
imposant..." Je ne suis pas un directeur imposant....pas plus que certains autre collègues ....et j'attends qu'on me catalyse les forces pédagogiques Je pousserai encore le bouchon jusqu'à réclamer, ce qui ne me semble pas indécent au vu du temps passé et le l'investissement personnel que cela représente, à moins qu'on me dise et me prouve le contraire, un salaire au regard de mon temps passé à faire avec conviction le travail pour lequel je suis (mal) payé Je précise que je suis déchargé à 1/4 de temps. Que je souscris pleinement à l'idée de rester l'enseignant que je suis pour la plupart de mon temps de travail mais que le travail que je fais en dehors de la classe devient de plus en plus lourd et pesant et de moins en moins reconnu...et protégé... Je ne réclame pas une statue mais un statut et je laisse aux IEN le côté hiérarchique de la chose... Enfin, pour la "( reconnaissons que la revalorisation financière des salaires des directeurs et directrices, depuis quelques années, est notable !) Je ne sais pas ce que tu entends par notable et ça me fait doucement rigoler si je la compare à la prime qu'on me donne si je corrige les évaluations de CM2 ou CE1 (ce que je fais d'habitude gracieusement ayant fait quelques années de cE2 les années passées). Bref, c'est nootoire, je ne me sens pas un notable!
Réponse n° 9 -------- le 09.01.2010 07:15 par thierry_fabre
visiteur
Je ne reviendrais pas sur les différents arguments avancés en faveur d'un statut des directeurs d'école. L'essentiel a été dit et fort bien dit. Mais, à force de ferrailler sur direcole et ailleurs, comme ici, envers les rares détracteurs de ce statut, je ne peux que constater que ce sont toujours les deux mêmes argumentations qui reviennent: - l'affirmation gratuite, mais fausse - la Grande Peur, sur fond d'accumulation
Pour le première, il suffit d'énoncer de manière péremptoire, comme une Vérité d'Evangile, quelque chose de faux, et de mensonger. Ici, c'est "le ministère veut un statut hiérarchique" Plus c'est gros, plus ça passe... Seul menu problème, les mécréants que nous sommes ont pris la sale habitude de penser par eux-mêmes et non selon les credos que l'on voudrait nous imposer.
Autre tentative, la Grande Peur quasi millénariste: il s'agit d'accumuler, étage après étage, les peurs successives. Censée culpabiliser les collègues, on la retrouve ici sous la forme suivante: Le statut des dirlos, CA SERA les Epep, CA SERA DONC la fin des maternelles, CA SERA DONC la casse de l'Ecole Publique. Ne manque plus que le réchauffement climatique à ajouter et la boucle sera bouclée... Sauf que, depuis vingt ans, ce vieil épouvantail est un peu défraichi...
Pour revenir sur les soi-disantes volontés du ministère d'un statut hiérarchique, depuis que notre association existe, on a pu en vérifier la portée: c'est faux... On sait bien qu'il est d'usage de confondre supériorité hiérarchique et exercice d'une responsabilité, mais nos interlocuteurs, rue de Grenelle, ne s'y trompent pas. Ils savent très bien, tout comme nous, que la notion hiérarchique se décline dans la fonction publique par l'attribution d'une note. Or, les enseignants du premier degré sont les seuls fonctionnaires à ne pas avoir de notation "administrative". Si une telle notation existait, se poserait alors la question de savoir qui l'attribuerait. Et là, effectivement, pourrait se poser le risque que cela revienne aux directeurs d'école. Mais cela n'est pas le cas et, depuis Jules Ferry, il n'y a jamais eu la moindre tentative de créer cette note administrative des instits ! Craindre la hiérarchisation des dirlos, c'est craindre le Croquemitaine: ça se comprend pour de petits enfants, ce n'est pas très sérieux pour des adultes...
Les Grandes Peurs, on les connait... Un certain syndicat les emploie à tours de bras. Chaque réforme, bonne ou mauvaise, est toujours mise en perspective dans une suite d'accumulations qui débouche toujours, inéluctablement, sur le disparition de l'Ecole Publique, Laïque et Républicaine.Pour ma part, ça fait plus de trente ans que j'entends parler de la Grande Casse de l'Ecole, mais que je vois l'Ecole toujours debout. Statut des dirlos = Epep ? Pourquoi pas... Mais comment expliquer alors que les mêmes qui agitent ce chiffon rouge s'opposaient à ce statut alors qu'aucun projet d'Epep n'était en cours ? La prescience infuse ? Ou la volonté de trouver désespérement un argument pour mettre à bas une demande, une revendication qui dérange leurs petits conforts idéologiques ? Regroupement primaire = fin des maternelles ? Moi je veux bien... Mais, au fait, sait-on que le tiers des élèves de maternelle sont actuellement scolarisés dans des écoles primaires, en zone rurale ? Cela a-t-il fait altéré la réalité du boulot de nos collègues de ces classes maternelles, modifié leur travail ? Si c'était le cas, on le saurait...
Pour revenir sur la première phrase du premier message de ce forum, qui me semble essentielle "la majorité des collègues veut un statut non hiérarchique"...
Tout y est dit: - le fait qu'il s'agit bien d'une demande largement majoritaire des collègues - le fait que la question de la reconnaissance (l'ETRE) est largement aussi importante que les conditions de travail ( l'AVOIR) - le fait ("non hiérarchique") que cette demande de reconnaissance est ciblée et précise: nous voulons voir notre travail de directeurs d'école reconnu, non le voir évoluer vers un boulot d'IEN
A notre ministère, à nos responsables syndicaux, de l'accepter ou de le nier. A nous, directrices et directeurs d'écoles, de l'imposer et de le gagner...
Comme dit fabrice, chacun son choix...
Thierry fabre
Réponse n° 10 -------- le 09.01.2010 17:00 par Hobbes
visiteur
Merci pour ce fil, Rémi.
Comment peut-on encore imaginer que la direction d'école puisse faire l'impasse d'un statut?
Comment imaginer qu'on continue à bombarder des sortants sur les postes vacants sans la moindre formation? Ils vont en baver pour leur classe. Ils vont en baver pour leur école et finiront peut-être en taule....
Comment peut-on imaginer que tous les directeurs de France et de Navarre vont continuer à accepter de travailler pour moins de 2€ de l'heure de direction?
Comment peut-on imaginer qu'on nous charge la mule des responsabilités sans avoir le moindre pouvoir d'intervention?
Comment peut-on imaginer qu'être garant du fonctionnement des écoles de France et de la réussite de tous les élèves soit un sacerdoce...du bénévolat?
Comment peut-on imaginer continuer à trouver 40 000 gentils directeurs qui vont continuer à faire leur boulot en fermant leur gueule et sans réagir au mépris de notre hiérarchie ?
A moins d'être peu informé sur les directeurs je ne vois vraiment pas.
Alors bien sûr, un statut pour la direction d'école est indispensable à sa survie. Je souhaite juste que la guerre malsaine que mène notre syndicat majoritaire contre les directeurs ne fasse pas qu'on se retrouve avec le genre de statut qu'on ne voulait pas, un bien puant à la sauce Sorko!